Virus de la Rage

Au Québec, les mammifères sauvages (ratons laveurs, renards, moufettes et chauves-souris) sont des animaux pouvant agir comme réservoir des différents variants du virus. Ils peuvent transmettre la rage directement aux humains, ou indirectement en infectant des animaux domestiques qui peuvent ensuite la transmettre aux humains ou à d’autres animaux.

La transmission du virus de la rage se fait principalement par contact avec la salive d’un mammifère infecté suite à une morsure. D’autres modes de transmission sont parfois impliqués, tels que des griffures causées par un animal rabique; ou encore le contact d’une plaie fraîche ou d’une muqueuse avec la salive, le tissu nerveux ou le liquide céphalorachidien d’un animal ou d’un humain infecté. Peu importe le variant, il n’existe aucun traitement pour guérir la rage à partir du moment où une personne infectée présente des symptômes. La mort est alors inévitable et survient habituellement dans les 14 jours suivants. Des mesures préventives déployées rapidement après l’exposition à un animal rabique permettent d’éviter que l’infection ne se développe.

Opération de contrôle : épandage d’appâts vaccinaux – Jusqu’au 10 mai 2026

Lors de l’opération, les appâts vaccinaux seront distribués au sol, à la main. Cet épandage sera réalisé du 27 avril au 10 mai 2026 dans les zones boisées, les abords des cours d’eau, des routes et des champs agricoles, à proximité des bâtiments abandonnés et, à l’occasion, près des poubelles. Des équipes du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs parcourront un territoire de près de 2 500 km2 pour épandre plus de 206 000 appâts vaccinaux.

Consultez l’avis d’épandage pour connaître les détails de l’opération et les conseils à transmettre à la population en présence d’appâts vaccinaux.

Il est important de ne pas déplacer les animaux sauvages!

Actuellement, il est interdit de déplacer ou de relocaliser les ratons laveurs, les mouffettes rayées, les renards gris et roux ainsi que les coyotes et leurs hybrides, lorsqu’ils sont vivants, sur le territoire des municipalités situées autour des cas connus de rage du raton laveur.

Signaler les animaux suspects

Votre municipalité se trouve dans la zone de surveillance rehaussée de la rage du raton laveur. La population est invitée à signaler les ratons laveurs, les mouffettes et les renards morts ou qui semblent désorientés, blessés, anormalement agressifs ou paralysés. Pour signaler la présence de ces animaux suspects, composez le 1 877 346-6763, du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30, ou remplissez le formulaire, disponible en tout temps, en ligne au Québec.ca/rageduratonlaveur.

Si un raton laveur, une moufette ou un renard est transporté par mégarde sur votre territoire (p. ex. : transport de marchandise), et qu’il provient d’une autre province ou d’un autre pays, il est aussi important de le signaler. L’animal pourrait être porteur de la rage même s’il a l’air en santé. Il ne faut surtout pas le relâcher dans la nature.

Que faire après un contact avec un animal possiblement infecté

Si vous avez été mordu, griffé ou si vous pensez avoir été en contact avec le virus de la rage par l’entremise d’un animal sauvage ou domestique, communiquez le plus tôt possible avec Info-Santé 811.

Vous devez :

1. Nettoyer la plaie.

Même si la plaie vous semble sans gravité, nettoyez-la immédiatement à grande eau et au savon, pendant 10 à 15 minutes. Dans le cas d’un contact de la salive de l’animal avec votre œil, votre bouche ou votre nez, rincez à grande eau sans savon pendant plusieurs minutes.

2. Contacter rapidement Info-Santé 811.

Une infirmière vous expliquera les soins de santé à apporter (soins de plaie et vaccination contre le tétanos et la rage). Elle vous indiquera s’il est nécessaire de consulter un professionnel de la santé. Pour les régions des Terres-Cries-de-la-Baie-James et du Nunavik, communiquez avec votre clinique médicale.

3. Garder l’animal impliqué en vie.

Il est important de ne pas se débarrasser de l’animal. Vous recevrez des consignes le concernant de la part d’un professionnel de la santé.

Si l’animal possiblement infecté est un animal de compagnie ou d’élevage (p. ex. un chat ou un porc), gardez-le en vie et sous observation. Une période d’observation d’au moins 10 jours suivant la blessure pourrait être demandée par un professionnel de la santé et supervisée par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ). Consultez l’avis aux propriétaires d’animaux pour obtenir plus d’informations sur la période d’observation chez les animaux domestiques.

S’il s’agit d’un animal sauvage, comme une chauve-souris ou un raton laveur, une analyse pourrait être requise. En attendant des consignes plus précises, il est important de ne pas vous débarrasser de l’animal.

Pour plus d’information, consultez le www.inspq.qc.ca/zoonoses/rage .

MàJ 2026-04